Ivan SALIBA inscrit sous le n°
4651 à l'Ordre des géomètres-experts
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SOMMAIRE :
I - DES ECONOMIES, HORS
DE PRIX ! 
Vous
venez d'acheter le terrain de vos rêves.
Exigez
de votre architecte ou constructeur que le dossier de permis de
construire soit établi sur la base d'un relevé
topographique, complément indispensable au bornage
contradictoire de la propriété.
En
effet, la réglementation d'urbanisme encadre votre projet :
- distances
minimales autorisées par rapport aux limites de
propriété issues du bornage (prospects),
- hauteur
maximale du faîtage et sous sablières à respecter
par rapport au terrain naturel origine
issu du plan topographique (courbes de niveau),
- hauteur
des remblaiements limitée par rapport à ce même
terrain naturel origine.
Après
obtention de votre permis de construire, je pourrais ainsi implanter en
planimétrie
et altimétrie votre future maison sur le terrain.
L'architecte,
le terrassier, puis le maçon travailleront en toute
quiétude.
Ne
faites pas cette économie qui pourrait vous coûter
très cher :
Les
recours de voisins, Mairies ou Administrations contre les
bâtiments ne respectant pas la réglementation sont de plus
en plus nombreux ;
Ils
entraînent des années de galère, voire la
démolition pure et simple de ces constructions.
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II - ASSAINISSEMENT
INDIVIDUEL 
Trois
éléments majeurs à considérer :
1) Aptitude au sol :
Une
étude de sol permettra de connaître la filière
d'assainissement à adopter (tranchées, lit
d'épandage, filtre à sable drainé ou
non-drainé, possibilités d'évacuation des
effluents traités dans le milieu naturel...).
2) Caractéristiques du terrain :
Le
terrain devra présenter une surface de 200 m² à
l'aval de la construction pour placer le dispositif d'assainissement
à un minimum de 3 mètres des arbres et limites de
propriété, et à plus de 5 mètres des
constructions voisines.
3) Aspect juridique :
L'arrêté
du 6 mai 1996, modifié par l'arrêté du 3
décembre 1996, et sa circulaire d'application du 22 mai 1997
fixe les prescriptions techniques ; cet arrêté a
été complété par l'arrêté
préfectoral Haut-Savoyard du 26 décembre 2003 qui a
été remplacé par celui du 6 août 1999.
...si un doute
persiste, contactez moi...
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III - CHEMINS
RURAUX - CHEMINS D'EXPLOITATION 
Extrait Point de
Mire publié par la Chambre U.N.G.E. de la Haute-Savoie :
"Les
chemins ruraux font partie du domaine privé de la Commune ; ils
sont affectés à l'usage du public et ne sont pas
classés dans la voirie communale. Ces chemins peuvent être
acquis en tout ou partie au moyen de la prescription trentenaire.
Les
chemins ruraux, faisant partie du domaine privé des Communes,
sont soumis au droit commun du bornage et ne sont pas soumis comme les
voies communales à l'alignement.
Lorsqu'un
riverain veut connaître les limites exactes du chemin rural avant
d'entreprendre des travaux en bordure, il doit demander à un
géomètre-expert de procéder au bornage.
Les
chemins ou sentiers d'exploitation sont des voies privées qui
servent exclusivement à la communication entre diverses
propriétés. Ainsi, un chemin reliant deux voies publiques
est présumé être un chemin rural alors qu'un chemin
servant exclusivement à l'exploitation de différentes
propriétés est présumé être un chemin
d'exploitation.
Les
propriétaires riverains d'un chemin d'exploitation disposent
d'un droit d'usage et n'ont pas à faire la preuve d'un autre
titre.
L'existence
d'un chemin d'exploitation peut être établie par tous
moyens de preuves".
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IV - NOS COURS : LOI DE
FINANCES 2004 
Barème de
l'usufruit viager
La loi de finances pour 2004
a actualisé le barème fiscal pour l'évaluation de
l'usufruit en cas de démembrement de propriété.
Le nouveau barème est le suivant :
Evaluation des
droits d'usufruit et de nue-propriété
(art. 669 Code
Général des Impôts) |
| Age
de l'usufruitier |
Valeur
de l'usufruit |
Valeur
de la nue-propriété |
| Moins de : |
|
|
| 21 ans révolus |
90 % |
10 % |
| 31 ans révolus |
80 % |
20 % |
| 41 ans révolus |
70 % |
30 % |
| 51 ans révolus |
60 % |
40 % |
| 61 ans révolus |
50 % |
50 % |
| 71 ans révolus |
40 % |
60 % |
| 81 ans révolus |
30 % |
70 % |
| 91 ans révolus |
20 % |
80 % |
| Plus de 91 ans révolus |
10 % |
90 % |
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V - CADASTRE INFORMATISE :
PRUDENCE ! 
Extrait Point de
Mire publié par la Chambre U.N.G.E. de la Haute-Savoie :
Dans
une société où le "numérique" rentre chaque
jour un peu plus dans nos foyers, par le biais de la musique (CD), de
la vidéo (DVD) ou de la photo, personne ne jugera anormal de
constater son apparition dans le contexte du plan cadastral
informatisé que l'on retrouve de plus en plus souvent en
consultation dans nos communes.
Attention
cependant à l'amalgame qui peut être fait entre
"numérique" et précision, cette dernière
dépendant directement de celle des données d'origine.
Par
analogie, prenez l'exemple de vos vieux vinyls ou de vous vidéos
VHS, qui, une fois numérisés sur CD ou DVD ne seront pas
de meilleure qualité.
Pour
le plan cadastral, il en est de même, celui-ci ayant
été établi essentiellement à des fins
fiscales, la précision obtenue est proportionnelle aux moyens
techniques et financiers mis en oeuvre. Les plans cadastraux dont nous
avons hérités datent pour la plupart de la fin du
XIXème, voire du début du XXème siècle. Ils
ont subi, depuis leur origine, des mises à jour et des
corrections, sans pour autant avoir connu de refonte complète.
Sachant
que sur un plan au 1/2000e, l'épaisseur d'un trait
représente 50 centimètres sur le terrain, il est
illusoire d'annoncer des distances au centimètre ou des surfaces
au centième de mètre carré, même si ces
dernières sortent tout droit du sacro-saint ordinateur.
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VI - VOISINAGE : TOUR D'ECHELLE PAS SI
SIMPLE
Extrait Point de
Mire publié par la Chambre U.N.G.E. de la Haute-Savoie :
Le
tour d'échelle est le droit, pour le propriétaire d'un
mur ou d'un bâtiment contigu à la propriété
voisine, de faire les travaux de réparation et d'entretien
indispensables sur ce mur ou ce bâtiment en
pénétrant sur le fonds voisin.
Ce droit, à défaut de règles particulières
dans le Code Civil en vigueur, ne peut provenir que d'un titre de
servitude de tour d'échelle, par destination du père de
famille (fonds provenant d'un même partage), ou dans certains cas
d'usages locaux.
A défaut, et en l'absence d'un accord amiable du voisin, les
tribunaux peuvent autoriser, à titre temporaire, un
propriétaire et ses ouvriers à passer sur le fonds voisin
pour réaliser les travaux nécessaires sur son mur ou son
bâtiment.
Ce droit n'est alors accordé que si les conditions suivantes
sont respectées :
- Caractère
indispensable des travaux ;
- Nécessité
technique de passer sur le fonds voisin ;
- Préjudice
causé au voisin proportionnel à l'importance des travaux ;
- Juste
et raisonnable indemnisation du voisin pour les dégâts
occasionnés.
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VII - URBANISME : VACHERIE DE VOISINS !

Extrait Point de
Mire publié par la Chambre U.N.G.E. de la Haute-Savoie :
Les
nouveaux bâtiments d'élevage doivent être
implantés au moins à 50 mètres des constructions
existantes à usage d'habitation ; cette distance pouvant
être augmentée à 100 mètres lorsque
l'exploitation dépasse 40 têtes de bétail.
Depuis
le 1er janvier 2000 (art. L 111-3 du Code Rural), cette règle
concerne les exploitations agricoles existantes et devient
réciproque : aucune construction d'habitation ne peut être
édifiée ou aménagée à moins de 50
mètres (100 mètres au-dessus d'un certain seuil) d'une
exploitation agricole d'élevage, même dans les zones réputées constructibles
des Plans d'Occupation des Sols.
La
distance de recul est calculée à partir du lieu
d'élevage des animaux.
Cette
interdiction de construire s'éteint lors de la disparition de
l'exploitation agricole.
Si
vous êtes propriétaire d'un terrain constructible, soyez donc très vigilant !
Recensez les bâtiments d'élevage situés dans votre
voisinage et suiveillez les implantations nouvelles qui pourraient
venir rendre inconstructible votre terrain.
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VIII - GARDEZ VOS DISTANCES : LES
JOURS ET LES VUES 
Extrait Point de
Mire publié par la Chambre U.N.G.E. de la Haute-Savoie :
Les jours sont des ouvertures, grillagées et fermées par
un verre dormant, donc ne s'ouvrant jamais et laissant seulement
traverser la lumière.
Pour ces jours, il n'y a pas de distance minimale légale
à respecter du fonds voisin à condition qu'ils soient
placés à une certaine hauteur par rapport au plancher de
la pièce à éclairer :
- 2,60
m au moins en rez-de-chaussée ;
- 1,90
m à l'étage.
Les
vues sont des ouvertures ordinaires, non fermées ou pourvues de
fenêtres qui peuvent s'ouvrir.
On ne peut créer de vues droites, ni balcons, sur
l'héritage de son voisin à moins de 1,90 m de distance de
la limite séparative.
De même, on ne peut voir de vues de côté ou obliques
à moins de 0,60 m de cette limite.
Ces reculs ne s'appliquent pas le long des voies publiques.
Le droit d'avoir des vues et des jours à des distances
irrégulières du voisin peut résulter d'un titre,
de la prescription trentenaire, ou de la destination du père de
famille.
Au contraire des vues, les jours ont un caractère
précaire, et ne peuvent dès lors bénéficier
de la prescription. Le voisin peut les obstruer en élevant une
construction en limite de propriété.
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