Depuis
que les hommes se sont organisés et ont travaillé la
terre, ils ont eu recours à la mesure et à la
géométrie.
Au commencement de la civilisation en
Egypte, les débordements
du Nil nécessitent de mesurer chaque fois les terrains des
cultivateurs... De l'arpentage des temps antiques naissent les
ingénieurs et les architectes. L'équerre, le fil à
plomb et l'archipendule

sont
utilisés pour vérifier les
lois fondamentales de la géométrie.
Au fil des civilisations, le caractère officiel de la mesure se
confirme, avec la construction du cadastre. Les arpenteurs sont alors
des agents du gouvernement, effectuant des mesures souvent d'une grande
précision. A chaque "mille", c'est à dire en fait tous
les mille pas, une colonne de pierre est posée dans les rues, ou
sur les grandes voies de passage des armées romaines.
Peu à peu, les arpenteurs se regroupent et fond valoir leurs
compétences. Le décret impérial de VALENTINIEN II
(empereur romain 371-392) leur donne leurs lettres de noblesse.
Pendant très longtemps, les méthodes et instruments de
mesure vont continuer de s'inspirer des Romains. Les premiers vrais
progrès sont enregistrés au début du 19ème
siècle par la méthode des alignements, puis vers 1860 la
méthode tachéométrique (mesure indirecte des
distances) avec l'utilisation de nouveaux appareils.
L'élaboration de plans de plus en plus précis
amène logiquement la création d'un corps professionnel
moderne et qualifié.
Il faut attendre le 7 mai 1946 pour
qu'une loi institue officiellement l'Ordre des
géomètres-experts.
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