Ivan SALIBA inscrit sous le n°
4651 à l'Ordre des géomètres-experts
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SOMMAIRE :
I - DELIMITATION -
BORNAGE 
Le bornage : le bornage est l'ensemble des opérations qui
concourent à la définition, à la
matérialisation et à la conservation d'une
limite entre deux propriétés contigües, en
application de l'article 646 du Code civil.
Article
646 du Code Civil : "Tout propriétaire peut obliger son voisin
au bornage de leurs propriétés contigües. Le bornage
se fait à frais communs."

Le bornage peut être total lorsqu'il concerne toutes les limites
d'une même propriété, ou partiel s'il ne concerne
qu'un ou plusieurs côtés sans que toutes les limites
soient parfaitement définies.
Le
bornage amiable est celui qui est effectué à l'initiative
de l'une ou de plusieurs des parties intéressées et qui
s'achève sur un accord amiable. Le ou les
géomètres-experts qui effectuent le bornage amiable sont
choisis librement par les parties.
Le
bornage judiciaire est effectué à la demande d'une des
parties auprès du Tribunal d'Instance et se conclut par un
jugement de ce tribunal ou d'une juridiction d'appel.
Un
géomètre-expert est généralement
désigné par le juge pour rechercher et proposer une
solution, et c'est le juge qui fixe la limite au vu du rapport de
l'expert.
Quand faut-il
borner ?
On
recourt au bornage chaque fois qu'un propriétaire ignore la
limite exacte de sa propriété, ce qui est
généralement le cas. En effet, les actes notariés
et administratifs ne précisent que rarement les limites des
biens vendus.
Garantie
de limites et de superficie. Le bornage est indispensable en
matière de terrain à bâtir, de division de terrains
bâtis ou à bâtir, et plus généralement
avant toute édification de clôtures, plantations d'arbres
ou construction de bâtiments aux abords de la limite apparente.
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II - MITOYENNETE 
Est mitoyen ce qui est entre deux
biens, ce qui est commun à l'un et à l'autre.
Une
clôture, un mur, une haie, un fossé séparant deux
propriétés peuvent être mitoyens. La
mitoyenneté est un droit de propriété dont deux
personnes jouissent en commun, et non une servitude.
Présomption de mitoyenneté
La
mitoyenneté des murs, des clôtures, mais également
celle des fossés et des haies est présumée. C'est
donc à celui qui revendique la pleine propriété
d'apporter des preuves de non mitoyenneté.
Ces
preuves peuvent être prévues par le Code Civil, par les
usages locaux ou par des indications portées dans les actes de
vente ou sur les plans et procès-verbaux de bornage.
La mitoyenneté entraîne des
droits et des obligations spécifiques
Que
ce soit pour crépir un mur mitoyen, y percer des ouvertures, le
rehausser ou tout simplement pour l'entretenir et le réparer,
des droits et des obligations s'imposent aux deux propriétaires
du mur.
Le
recours au géomètre-expert vous évitera de
commettre des erreurs aux conséquences pécuniaires
importantes.
Chaque
propriétaire n'est pas détenteur de la moitié du
mur qui se trouve situé de son côté, mais
copropriétaire de la totalité du mur, ce qui
entraîne des conséquences différentes.
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III -
SERVITUDES ET DROITS REELS
RATTACHES A LA 
PROPRIETE
Une charge et un droit
D'après l'article 637 du Code Civil :
"une servitude est une charge
imposée sur un héritage pour l'usage et l'utilité
d'un héritage appartenant à un autre propriétaire".
La
propriété qui bénéficie de la servitude est
le fonds dominant. La
propriété qui est pénalisée par la
servitude est le fonds servant.
La servitude est rattachée à la propriété
et non pas au propriétaire. Ce n'est pas une tolérance.
En cas de changement de propriétaire, la servitude demeure.
Certaines
servitudes dérivent de la situation
des lieux (écoulement des eaux pluviales), et d'autres
sont établies par la loi (servitudes de marchepied), sont
créées du fait de l'homme (aqueduc).
On
rencontre des servitudes continues
(servitudes de vue) et d'autres qui sont discontinues (servitudes de
passage), ainsi que des servitudes apparentes,
et d'autres non-apparentes
(servitudes non aedificandi).
Quelques questions parmi celles qui
peuvent se poser :
- Comment
les servitudes s'établissent-elles ?
- Quelle
est la différence entre une servitude établie par titre
et une établie par prescription ?
- Que
se passe-t-il si on veut déplacer une servitude de passage ?
- Qu'est-ce
qu'une servitude réciproque ?
- Comment
les servitudes s'éteignent-elles ?
- Qu'est-ce
qu'une servitude par destination du père de famille, qu'est-ce
qui la différencie des autres servitudes ?
Le rôle du
géomètre-expert : cerner les problèmes
nés des servitudes et les résoudre exige une parfaite
connaissance du Code Civil et d'une abondante jurisprudence.
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IV - DIVISION
FONCIERE 
Une division foncière est la
création conventionnelle d'une limite future à
l'intérieur d'une même propriété. Elle est
généralement effectuée en vue d'une vente, d'une
donation, d'un partage de famille, d'une expropriation. Elle peut
également être demandée pour des raisons fiscales
comme l'apport en garantie, par hypothèque, d'une partie d'une
propriété.
Cette opération
nécessite généralement la signature par les
parties d'un acte notarié ou administratif, avec annexion d'un
plan coté repérant la division.
Par analogie au bornage, qui est la définition d'une limite
séparative entre deux voisins, on qualifie souvent de "bornage"
la division foncière. Celle-ci a, en fait, pour but de
délimiter et de matérialiser les limites d'une parcelle
prise à l'intérieur d'une plus vaste
propriété pour en détacher, par exemple, un
terrain à bâtir, alors qu'il n'y a toujours qu'un seul
propriétaire.
Bornage des deux parties résultant de la division
foncière : une nécessité ? La division
foncière n'entraîne pas nécessairement le bornage
total des deux parties issues de la division, qui se
révèle pourtant préférable, voire
indispensable s'il s'agit de terrains à bâtir ou
assimilés.
Conséquences d'une division foncière : Une division
foncière peut avoir des conséquences très
importantes sur la partie détachée en vue d'une vente ou
d'une donation, mais également sur la partie restante.
Ainsi, la division peut réduire considérablement les
droits à bâtir attachés au terrain restant, et
même, dans certains cas, le rendre inconstructible.
Elle peut également entraîner des servitudes de passage,
de vue, de puisage ou de passage de canalisations dites "par
destination du père de famille", qui, si elles ne sont pas
dénoncées dans l'acte de mutation deviendront
définitives.
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V -
COPROPRIETE 
Le mesurage des lots
de copropriété
La loi Carrez
impose aux vendeurs le mesurage des lots de copropriété.
La loi du 18 décembre 1996 et
son décret d'application du 23 mars 1997 (lien avec le texte de
loi n° 65-557 du 18 décembre 1996 et décret) rendent
obligatoire la mention de la superficie privative d'un lot ou d'une
fraction de lot de copropriété dans tout contrat
réalisant ou constatant la vente d'un lot (ou d'une fraction de
lot) de copropriété.
Seule l'intervention d'un géomètre-expert peut vous
garantir un calcul exact de cette superficie privative. En garantissant
une surface privative, le géomètre-expert engage sa
responsabilité civile.
La
rédaction des documents de copropriété
Des
compétences juridiques et techniques du
géomètre-expert le qualifient pour établir les
différents documents imposés par la loi du 10 juillet
1965 relative à la copropriété tels que : plan de
division (fixation des parties privatives et des parties communes),
état descriptif de division, règlement de
copropriété et ses modifications (rachat de parties
communes, division ou réunion de lots).
La mise en copropriété d'un immeuble bâti
nécessite les démarches suivantes :
Dans tous les cas, il est nécessaire de :
- définir
les parties communes et privatives,
- mesurer
l'intérieur du bâtiment du sous-sol aux combles,
- dessiner
les plans,
- calculer
les surfaces des lots,
- calculer
les millièmes de propriété et de charges communes,
- rédiger
l'état descriptif de division définissant les lots,
- rédiger
le règlement de copropriété, éventuellement.
Si, l'immeuble a plus de 15 ans, prévoir :
- le diagnostic technique portant sur le clos et le couvert.
Si l'immeuble est vendu en partie ou entièrement, prévoir
:
- les certificats usuels (lois Carrez, amiante, plomb).
L'ensemble
de ces pièces seront produites par votre
géomètre-expert : un professionnel compétent qui
saura diviser correctement votre immeuble et valoriser votre patrimoine.
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VI - DIAGNOSTIC
TECHNIQUE 

La
recherche d'
amiante est
désormais
obligatoire dans les parties privatives comme dans les parties communes
des bâtiments construits avant 1997. A cela s'ajoute la recherche
en
plomb dans les
peintures des immeubles construits avant 1948. Dans les deux cas, c'est
le vendeur qui a l'obligation de fournir ces attestations. De plus
l'état parasitaire est également obligatoire dans
certaines zones réputées touchées par les
termites, comme Paris depuis
peu. Enfin, le
carnet d'entretien,
témoin de l'état d'une copropriété et des
travaux réalisés ou à venir, institué par
la loi
SRU du 13
décembre 2000 doit être tenu à jour. Les vendeurs
à qui l'on a demandé de prendre en charge ces obligations
doivent pouvoir s'appuyer sur des professionnels dont la
compétence est reconnue et régulièrement mise
à niveau.
La
formation initiale
d'ingénieur des géomètres-experts (BAC + 7, 5 ans
d'études supérieures, 2 ans de stage), les qualifications
qu'ils détiennent en matière de diagnostics immobiliers,
la garantie de leur responsabilité, leur obligation de formation
et la mise en place d'une marque collective assurent la qualité
des prestations fournies et en définitive la protection du
consommateur, de l'acquéreur.
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VII - INGENIERIE ET
MAITRISE D'OEUVRE 
La
décentralisation a transféré aux
collectivités locales, régions, départements,
communes de nombreuses compétences relevant
antérieurement des attributions de l'Etat, en même temps
qu'elle transférait aux élus locaux les
responsabilités antérieurement assumées par les
agents de l'Etat.

Dans
ce contexte, le géomètre-expert est un partenaire
incontournable pour assurer l'ingénierie et la maîtrise
d'oeuvre des projets menés par les collectivités
territoriales en matière de voiries et de réseaux,
d'infrastructures, de recolement des ouvrages, de requalification
d'espace public, d'aménagement de centre bourg ou de zones
d'activités.
Le géomètre-expert intervient à chaque
étape du projet et assume les responsabilités
attachées à sa qualité de maître d'oeuvre
pour laquelle il est tenu de souscrire une assurance.
En phase de définition du projet, il peut réaliser les
études amont de préfaisabilité ou de
définition de programme en parfaite adéquation avec les
spécificités locales et en prenant en compte les
contraintes qu'elles soient fonctionnelles, réglementaires,
urbanistiques ou environnementales, et fournit les conseils
appropriés dans le cadre d'un contrat d'assistance à
maîtrise d'ouvrage.
Au stade du projet, lorsque le programme est arrêté, dans
le cadre d'un contrat de maîtrise d'oeuvre, il peut
réaliser les plans jusqu'aux plans d'exécution et de
consultation des entreprises, se charger de la passation des
marchés et assurer la coordination et la direction des travaux,
en qualité de responsable contractuel dans les délais
impartis et dans le respect du budget fixé.
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VIII
- URBANISME 
L'Ordre des
géomètres-experts est clairement positionné et
reconnu en tant qu'acteur de l'urbanisme.
Les
compétences techniques dont dispose le
géomètre-expert urbaniste, sa connaissance du terrain et
des rouages administratifs, lui permettent d'intervenir à toutes
les étapes de la démarche urbanistique.
1ere étape : Planifier
Les documents de planification sont le Schéma de
Cohérence Territorial SCOT, le Plan d'Urbanisme PLU, la Carte
Communale CC.
Ils contiennent le PADD et doivent répondre à des
principes rigoureux, des obligations réglementaires complexes
codifiées dans le Code de l'Urbanisme.
La réalisation de ces documents est très souvent
confiée à un géomètre-expert urbaniste,
pour le rôle d'animateur qui lui est demandé à
cette occasion.
2ème étape :
Opérer
Le document d'urbanisme va jouer le rôle de filtre face aux
entreprises immobilières des professionnels et des particuliers.
Le rôle
du géomètre-expert urbaniste se situe à deux
niveaux :
- conseil et maître d'oeuvre
de la collectivité dans
la réalisation d'équipements de voirie et de
réseaux, en vue de rendre constructibles des terrains
(financement de ces équipements : taxes et participations : TLE,
PRE, PVR, PAE et leur réalisation : marchés publics,
techniques VRD);
- conseil et maître d'oeuvre des
procédures et modes opératoires : ZAC,
lotissement, permis de construire, AFU, et des taxes et participations
(archéologie préventive, TDNS,...).
Le géomètre-expert
urbaniste est à même d'intervenir à toutes les
étapes du processus d'aménagement, en passant bien
entendu par la connaissance technique et juridique du foncier
(topographie, servitudes, valeur).
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IX - EXPERTISE -
ESTIMATION 
Un géomètre-expert, comme
d'autres professionnels de l'immobilier, peut évaluer un
immeuble bâti ou un terrain, afin de déterminer sa valeur,
par exemple, avant un partage successoral ou une déclaration
d'impôt sur la fortune, ou avant sa mise en vente. L'Ordre
des
géomètres-experts est signataire de la Charte de
l'expertise en évaluation immobilière, ce qui
entraîne l'obligation pour ses membres de respecter certaines
règles déontologiques et certaines méthodes
d'évaluation.
Il doit vous
remettre un rapport daté et signé, à
l'issue de sa mission. Ce document doit être complet, clair,
précis et motivé. Il est confidentiel : le
géomètre-expert ne peut le communiquer à une
tierce personne sans votre accord.
Il est
responsable des documents que vous lui avez confiés, et
est tenu de les restituer à l'achèvement de sa mission.
Il est
responsable des études ou travaux dont il est l'auteur.
Si vous utilisez son rapport pour un autre objet que celui prévu
initialement, sa responsabilité ne joue plus. Vous ne pouvez pas
utiliser le rapport de l'expert de façon partielle, car cela
pourrait provoquer des erreurs. Si vous le faites, votre propre
responsabilité peut être engagée, soit par un tiers
abusé par une présentation tronquée, soit par
l'auteur du rapport si cette présentation a pour effet de porter
atteinte à sa notoriété ou à sa
compétence.
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